Il faut savoir que le départ en congé ne rompt pas le contrat de travail, qui est seulement suspendu. À son retour, le salarié retrouve un emploi similaire à celui qu'il a quitté, avec un salaire identique.
Voici les principaux congés. Attention, les durées indiquées ci-dessous peuvent être prolongées par les conventions et accords collectifs.
Les congés payés
Dès un mois passé dans une entreprise, le salarié a droit à des congés payés, soit deux jours et demi ouvrables par mois de travail accompli entre le 1er juin et le 31 mai de l'année en cours. Toutefois, la prise de ces congés n'est pas immédiate.
À noter : les jours non ouvrables sont le dimanche et les jours fériés chômés. C'est l'employeur qui fixe l'ordre des départs en vacances. Une partie du congé doit être de douze jours ouvrables consécutifs, pris entre le 1er mai et le 31 octobre. En cas de démission, licenciement (sauf faute lourde), fin de CDD ou d'intérim, l'indemnité de congés est due.
Les congés familiaux
La future mère a droit à seize semaines au minimum de congé de maternité (six semaines avant l'accouchement, dix après).
Le père a droit à un congé de paternité de onze jours calendaires (dix-huit pour une naissance multiple), à prendre dans les quatre mois suivant la naissance.
Durant leur congé, sous réserve d'une durée d'application suffisante, les parents touchent des indemnités journalières, égales au salaire des trois derniers mois divisé par 90, sans la limite du plafond de la Sécurité sociale.
Jusqu'au troisième anniversaire de l'enfant, les parents peuvent prendre un congé parental d'éducation à plein temps ou à temps partiel, qui sera financé par leur crédit épargne temps, l'allocation parentale d'éducation versée par la caisse d'allocations familiales (CAF), et/ou une allocation parfois prévue par la convention collective.
À noter : la loi interdit tout licenciement, mutation ou refus d'embauche résultant de la grossesse ou de la maternité.
Le congé sabbatique Ouvert après six ans au moins de vie active, dont trois dans l'entreprise, le congé sabbatique permet de faire ce que l'on veut (même d'être salarié !) pendant six à onze mois. En revanche, il n'est pas rémunéré.
Les congés de formation
Tout salarié a droit à un congé pour poursuivre une formation économique et sociale (douze jours au maximum) ou une formation syndicale (dix-huit jours), dans la limite du nombre total de jours de congés de ce type prévu par la loi ou les conventions collectives.
Après vingt-quatre mois comme salarié (dont douze dans l'entreprise), le salarié en CDI peut bénéficier d'un congé individuel de formation (CIF), pour se reconvertir, acquérir des qualifications ou s'ouvrir à la culture et à la vie sociale.
Pour aller plus loin : " Formation continue / Congé individuel formation "
À savoir
Pour les salariés en CDD, il existe des dispositions particulières.
À noter
Il existe d'autres types de congés moins courants, par exemple le congé sans solde, c'est-à -dire sans rémunération.