Régine Simerman, bioinformaticienne
Après sa maîtrise de biologie à dominante génétique, Régine Simerman a deux grandes orientations possibles : soit la voie " recherche ", en poursuivant par un doctorat , soit la réorientation. " Le domaine de l'informatique m'intéressait, je savais qu'elle prenait de l'importance, je me suis dit : pourquoi pas ? J'ai alors cherché une formation dans ce domaine. " Sa première expérience n'est pas concluante : elle obtient en un an un diplôme d'université spécialisé en informatique, mais à son avis quelque peu obsolète et peu concret. " J'ai découvert dans un journal une annonce pour la formation de développeur logiciel dispensée par l'École des techniques du génie logiciel (ETGL), qui dépend du CFA AFTI (Centre de formation d'apprentis-association pour la formation aux techniques industrielles). Cette formation m'a semblé bien en adéquation avec ce que je cherchais. " La jeune femme remplit les conditions d'inscription à la formation : il est nécessaire d'être titulaire d'un diplôme d'un niveau minimal bac + 4, dans un domaine scientifique mais non informatique, et être âgé de moins de 26 ans (il s'agit d'une formation en apprentissage). Après une journée de recrutement composée de tests de logique et d'un entretien avec une psychologue, Régine Simerman est admise pour deux ans au sein de ce cursus. Dernière " épreuve " : la recherche d'une entreprise. " Le CFA nous fournissait une liste d'employeurs potentiels : j'ai été admise chez Bull, après plusieurs heures d'entretien avec ma future hiérarchie. " La nouvelle apprentie ingénieur, vite responsabilisée, comprend vite tout l'intérêt de ce système de formation : " Elle m'a apporté une vraie méthodologie, une démarche. En outre, j'ai apprécié l'entraide entre les étudiants, il n'y avait pas d'esprit de compétition entre nous. Il s'agissait pour tous d'une réorientation, pour laquelle il est nécessaire de se soutenir et d'être soutenu. Je n'aurais jamais pu accéder à une telle fonction dans un autre système. " Une fois diplômée, Régine Simerman ne peut être recrutée chez Bull, car aucun poste correspondant à ses aspirations n'était ouvert. Elle tente donc sa chance au concours de l'INSERM afin de devenir ingénieur de recherche. Elle est aujourd'hui, à 26 ans, ingénieur en bioinformatique dans cet organisme, ce qui lui offre la chance de lier ses deux domaines de compétences?