Les écoles d'ingénieurs
Les écoles d'ingénieurs
Les écoles d'ingénieurs délivrent toutes un diplôme bac + 5, qui correspond au schéma européen. Néanmoins, certaines écoles prennent des initiatives au cas par cas pour plus de lisibilité, notamment à l'international. Le mieux pour s'en rendre compte est de visiter le site Internet des établissements.
Grade de master et diplôme national de master
Les écoles d'ingénieurs continueront à promouvoir le titre d'ingénieur diplômé, très reconnu en France et valant déjà le grade de master. En effet, tout diplôme d'ingénieur habilité par la commission des titres d'ingénieur (CTI) donne automatiquement droit au grade de master (décret du 30 août 1999, n° 99-747). Les écoles d'ingénieurs qui seront habilitées par le ministère de l'Education nationale pourront aussi délivrer un diplôme national de master (DNM) professionnel.
Dans les écoles qui recrutent principalement après prépa
Les grandes écoles membres de la Conférence des grandes écoles (CGE) continueront à délivrer leurs propres diplômes, notamment les mastères spécialisés (MS). Les MS enseignent une spécialisation en deux semestres au minimum, suite à l'obtention du diplôme de l'école. Attention, ces mastères ne doivent pas être confondus avec le diplôme national de master (DNM). En effet, dans ces écoles, le DNM ne pourra être délivré qu'aux étudiants étrangers (suivant la circulaire de novembre 2003).
Les écoles d'ingénieurs rattachées à une université
Elles pourront en revanche délivrer des masters professionnels à tous leurs étudiants (et non pas aux seuls internationaux). À noter : certaines de ces écoles entreprennent un rapprochement avec les universités, car elles craignent de perdre des étudiants recrutés jusqu'alors après un DEUG scientifique et qui souhaiteront sans doute, avec l'application du LMD dans les universités, terminer leur licence. Ainsi, les écoles polytechniques aménagent des " parcours polytechniques scientifiques universitaires " au sein des licences scientifiques. Ces parcours spécifiques seront destinés à des étudiants recrutés de manière nationale, qui seront ensuite placés dans les écoles. Ils seront donc inscrits à la fois en licence et en école d'ingénieurs après une sélection sur dossier et entretien. Les matières optionnelles comprendront des enseignements technologiques et des contacts avec les entreprises - stages, interventions de professionnels - qui feront l'objet d'une validation spécifique.
Dans les écoles qui recrutent principalement après le bac
L'adaptation des écoles d'ingénieurs est aisée pour les formations post-bac sur cinq ans (78 écoles recrutent après le bac). Le contenu des études reste le même, mais certaines écoles font apparaître une " césure " pédagogique à bac + 3, pour attirer les étudiants étrangers titulaires d'un bachelor (niveau licence) et coller au LMD. Les instituts nationaux des sciences appliquées (INSA) par exemple, qui recrutent majoritairement au niveau du baccalauréat, s'orientent vers ce schéma. L'INSA de Toulouse propose désormais une spécialisation lors des deux dernières années du cursus, au lieu des trois dernières auparavant. Les étudiants de l'INSA qui souhaitent poursuivre les deux dernières années de leur cursus à l'étranger se verront également délivrer une certification de leur niveau bachelor. Le cursus de l'École supérieure des sciences et technologies de l'ingénieur de Nancy (ESSTIN), quant à lui, se divise entre un tronc commun de six semestres, consacré à la formation scientifique et technique générale, et quatre semestres de spécialisation en fin d'études.
Dans les classes préparatoires (CPGE)
Les CPGE, qui préparent en deux ans après le bac aux concours des grandes écoles, ne s'insèrent pas a priori dans le schéma LMD. Néanmoins, elles font figure d'intouchables, car elles forment plus de la moitié des futurs élèves des écoles d'ingénieurs. La " fiche profil " de la filière scientifique, qui est actuellement élaborée, permettra la transposition des cours de prépa en crédits ECTS.
